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Sex Fame And Murder (2012)


Luka Rocco Magnotta (né Eric Clinton Newman le 24 juillet 1982 à Scarborough, Ontario) est un Canadien, auteur du meurtre prémédité de Lin Jun, un Chinois installé au Canada. Ayant utilisé Internet pour diffuser une vidéo dans laquelle il mutilait le cadavre de sa victime, il a parfois été présenté comme le premier « tueur sur internet » mais des cas similaires s'étaient en fait déjà produits, comme ceux d'Armin Meiwes (le Cannibale de Rotenburg) ou des maniaques de Dniepropetrovsk.

Magnotta, acteur pornographique occasionnel, se fait remarquer plusieurs années avant cette affaire en tentant de se créer une notoriété sur le Web ; il poste entre autres des vidéos de lui en train de torturer des chatons, ce qui lui vaut d'être poursuivi en justice par des groupes de défense des droits des animaux.

Le 30 mai 2012, après l'envoi par la poste, à divers destinataires, de morceaux du corps de Lin Jun, Magnotta est visé en tant que principal suspect par un avis de recherche pan-canadien, puis international. Durant plusieurs jours, il est considéré comme le fugitif le plus recherché du Canada. Il est arrêté à Berlin le 4 juin 2012, dans un cybercafé. Lors de son procès, fin 2014, il reconnaît les faits, mais plaide la démence passagère ; il est reconnu coupable et condamné à la prison à vie, dont 25 ans incompressibles.


Le Canada a demandé à l'Allemagne l'extradition du "dépeceur" de Montréal. Un retour d'autant plus attendu que la police pense à d'autres crimes

Luka Rocco Magnotta ne devrait pas rester très longtemps en Allemagne où il a été arrêté lundi, à Berlin, en vertu d'une "notice rouge" d'Interpol.

Le Canada prépare en effet activement la demande d'extradition de celui que l'on appelle désormais le "dépeceur" ou encore le "démembreur" de Montréal. Des surnoms qui, bien entendu, font référence au meurtre particulièrement sadique de cet étudiant chinois qu'il aurait tué à l'aide d'un pic à glace puis découpé et dépecé, avant d'envoyer des morceaux du corps à des partis politiques.


Première comparution ce mardi matin
Conformément à un traité en vigueur entre les deux pays, Ottawa doit maintenant déposer auprès de Berlin une demande officielle d'extradition, éléments de preuve à l'appui. Les responsables du ministère de la Justice travaillent actuellement avec les collaborateurs du procureur général du Québec à réunir ces documents. En attendant, une première comparution du suspect devant un tribunal à Berlin est prévue ce mardi matin. Quant à l'extradition elle-même, le porte-parole de la police canadienne, le commandant Ian Lafrenière, n'a pas pu dire combien de temps les démarches pourraient prendre. "Ça va dépendre beaucoup aussi de quelle façon il va réagir : est-ce qu'il va tenter de contester cette extradition? Est-ce qu'il va accepter?".

D'autres crimes ?
Si Luka Rocco Magnotta est entre les mains de la justice, l'enquête est pour autant "loin d'être terminée", a précisé lundi la police de Montréal, évoquant d'anciens dossiers qui pourraient être rouverts. "Quand on fait face à ce genre d'individus, on pense à d'autres crimes", a déclaré le commandant Ian Lafrenière, lors d'une conférence de presse, tout en ajoutant ne pas avoir "vraiment de crime particulier en tête". Bisexuel, prostitué, Luka Rocco Magnotta est aussi connu pour être un ancien acteur porno.

Une cavale internationale de 10 jours
L'arrestation lundi dans un cyber café de Berlin de Luka Rocco Magnotta a mis fin à une cavale internationale de 10 jours qui l'a vu quitter le Canada pour la France avant de rejoindre l'Allemagne. Sur cette cavale, on sait que les policiers allemands étaient au courant de sa présence sur leur territoire: leurs collègues français les avaient alertés après l'avoir vu sur des images de vidéosurveillance d'une gare routière internationale près de Paris prendre un autocar pour l'Allemagne. Il était parti jeudi dernier, mais les images n'ont été visionnées que lundi. La gare en question se trouve à proximité d'un hôtel de Bagnolet, près de Paris, où les enquêteurs français avaient retrouvé sa trace samedi. Le suspect avait déjà quitté sa chambre dans laquelle les enquêteurs ont trouvé des affaires, dont des revues pornographiques et des sacs vomitoires de la compagnie aérienne qui l'avait transporté depuis le Canada.

Poursuivre les hébergeurs de la vidéo de son crime?
C'est l'un des éléments clés et particulièrement odieux de cette affaire : le meurtre de l'étudiant chinois a été entièrement filmé par le tueur. Une vidéo qu'il a ensuite posté sur internet. Sur ce point, le porte-parole de la police de Montréal (SPVM) a également insisté sur la volonté de ses services de poursuivre les hébergeurs qui ont permis la diffusion de la vidéo du meurtre dont M. Magnotta est accusé. "Vous savez que la vidéo avait été déposée sur différents sites web", a déclaré Ian Lafrenière. "On avait réussi, avec l'aide des gens, leur collaboration, à la retirer. Il demeurait toujours un endroit du côté d'Edmonton qui avait refusé. (....) Si on est en mesure de les accuser, ça va faire partie de notre enquête, ça je peux vous l'assurer", a dit le policier.

Il avait publié un post de blog sur l'art de disparaître sans être retrouvé. Loupé.

Parmi les nombreuses traces laissées sur Internet par Luka Rocco Magnotta –soupçonné d’avoir tué et dépecé un homme et d’avoir envoyé des parties de corps au Parti conservateur canadien, et arrêté à Berlin ce lundi 4 juin–, un billet de blog résonne étrangement avec sa situation.
Le «dépeceur canadien», ou quelqu’un sous son nom, a publié en 2009 un article sur Digital Journal intitulé «How to disappear Completely and never be found» (comment disparaître complètement et ne jamais être retrouvé).
Le billet décrit les premières étapes à suivre pour un début de changement de vie: comment se débarrasser de son identité, couper les ponts avec ses proches, choisir sa destination, etc.
Cliquez sur le (+) pour plus d’informations sur l’origine de ce texte
Luka Rocco Magnotta a-t-il suivi ces règles dans sa cavale? Eléments de réponse.

Règle n°1: ne pas choisir une destination évidente
Le texte précise que la première chose à faire est de décider de son point de fuite, selon trois critères:
  1) «La ville où vous préfèreriez aller n’est pas forcément le meilleur choix, si vous avez parlé à d’autres gens de votre amour pour celle-ci.»
  2) «Vous devez quitter votre Etat.»
  3) «Faites des recherches sur votre destination, trouvez ce que vous y ferez quand vous y serez.»
Les amis de Luka Rocco Magnotta –s’il en a– ne s’étant pas exprimé sur le sujet, on ne sait pas s’il leur avait déjà parlé de Paris, où il se trouvait encore récemment, ou de Berlin, où il a été arrêté. Il a bien suivi les points 2) et 3), mais pas le premier. Niveau discrétion, on repassera: sur sa page Myspace, Luka a un album de photos consacré à Paris, avec une dizaine d’images de lui devant le Moulin Rouge, la Tour Eiffel, etc.  En octobre 2010, des photos de Luka Magnotta à Rome, Monaco et en Suisse ont été publiées, en plus de celles de Paris. Dans un article sur le travail des policiers français, Le Figaro notait:
«Etant donné ses imprudences, la PJ a bon espoir de stopper sa course folle. D'autant qu'il est déjà venu en France en 2010 et qu'il a peut-être pris là des habitudes…»

Règle n°2: couper les ponts avec tous ses proches, progressivement
Le texte décrit le procédé à suivre pour s’éloigner de ses proches sans les alarmer, l’idée étant de manquer des rendez-vous et de ne pas rappeler des gens sur plusieurs mois. Difficile de savoir si Magnotta a suivi ces conseils ou s’il n’avait simplement pas d’amis. Aucun proche ne s’est en tout cas confié aux médias (seule une ancienne supposée conquête), et un membre de sa famille a dit à l’Ottawa Citizen :
«Il nous a blessé quand il était plus jeune, et ça fait longtemps qu’on n’a pas été en contact. Nous avons entendu parler de tout ça aux infos, et ensuite la police nous a appelé pour nous demander de les prévenir s’il nous téléphonait.»

Règle n°3: vendre tous ses biens et ne garder que du liquide
Comment disparaître complètement et ne jamais être retrouvé explique qu’il faut se débarrasser de tous ses biens en les vendant et ne conserver que «des vêtements pour une semaine et autre strict nécessaire», ainsi que sa voiture, nécessaire pour la suite de l’opération disparition. Dernière étape, retirer tout son argent de son compte en banque et le fermer, aussi tard que possible. Un peu plus loin, le texte insistait sur l’importance de cet argent, à ranger dans une mallette ou tout autre contenant convenable:
«C’est votre future vie. Si on vous le vole, vous aurez certes disparu, mais vous vous retrouverez à mendier de l’argent au lieu de mener la belle vie dans votre nouvel appart.»
Luka Magnotta a-t-il suivi ses propres conseils? RTL affirme qu’il a retiré de l’argent Place de Clichy. Soit il s’agit un compte en banque à son nom, et ça va à l’encontre de ces règles (en plus d’être particulièrement débile), soit c’est un compte appartenant à une nouvelle et fausse identité, une étape suivante de la disparition décrite par le texte publié en ligne.
Mais il aurait également commis deux vols au moins dans le quartier des Batignolles à Paris. Un fonctionnaire de police disait ainsi au Figaro penser qu’il devait être à court d’argent, ajoutant qu’il serait «obligé de sortir du bois pour assurer sa subsistance».

Règle n°4: se construire deux fausses identités en plus de sa véritable identité
Le guide de la disparition ordonne de se procurer deux fausses identités, avec des faux documents de qualité (permis de conduire, certificat de naissance, numéro de sécurité sociale…), dont l’une doit résider «dans une ville ou un comté proche de votre résidence».
L’idée étant que, dans la semaine précédant sa fuite et sous sa vraie identité, le traqué vend sa voiture à la première de ses fausses identités. La personne en fuite, sous sa première fausse identité, vendra ensuite la voiture dans un autre Etat. Et détruira, bien sûr, au fur et à mesure, ses deux identités (la vraie et la première fausse, faut suivre), pour ne garder que la troisième.
Luka Rocco Magnotta a bien trois identités, il en a même certainement plus. Déjà, son premier nom n’est pas Luka Rocco Magnotta mais Eric Clinton Newman. Il en a changé officiellement en 2006. Et c’est là le problème: son identité de «Magnotta» était tout ce qu’il y a de plus légal, pas fausse aux yeux de la loi et, surtout, liée à son nom d’origine. Il est en plus devenu Magnotta en 2006, soit bien avant le meurtre dont il est accusé, et sa fuite. Il était connu sous ce nom par ses voisins à Montréal, où il séjournait depuis quatre mois.

Règle n°5: ne pas prendre l’avion
Dernière étape, le départ. Le guide de la bonne disparition conseille de vendre sa voiture dans un autre Etat, en prenant un chemin aussi opposé que possible «à celui que vous comptez emprunter pour la destination que vous avez choisie aidera à semer quiconque tente de suivre vos pas».
Une fois la voiture vendue:
«Prenez un bus jusqu’à votre destination. Ne prenez pas l’avion directement, puisque les compagnies aériennes gardent de bien meilleurs listings de leurs passagers. Si vous devez voler (par exemple si votre destination finale est une île des Caraïbes), prenez d’abord un bus vers quelque part d’autre.»
On ne sait pas s’il avait une voiture qu’il a vendue, mais pour l’avion et le bus, c’est raté. Magnotta vivait depuis plusieurs mois à Montréal. Pourtant, il n’a pas d’abord pris un bus vers une autre destination, choisissant d'embarquer directement depuis Montréal le 26 mai, arrivant à Paris le 27 (le corps a été découvert la semaine suivante, après l’envoi d’un pied au Parti conservateur canadien le 29 mai, une vidéo du meurtre a été mise en ligne dès le 25 mai).
Il aurait ensuite pris le bus depuis Paris pour rejoindre Berlin, mais trop tard. Il y a été arrêté ce lundi 4 juin. C'est grâce aux signaux émis par son téléphone qu'il avait été repéré plus tôt à Paris. Il faut dire que Comment disparaître complètement et ne jamais être retrouvé ne disait rien sur les téléphones portables, et que Luka Rocco Magnotta a été suffisamment stupide pour se servir du sien.
Cécile Dehesdin





Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Luka_Rocco_Magnotta
http://www.sudouest.fr/2012/06/05/luka-rocco-magnotta-la-police-canadienne-n-exclut-pas-d-autres-meurtres-du-depeceur-734430-7.php
http://www.slate.fr/story/57123/luka-rocco-magnotta-fuite-suit-pas-propres-conseils-arrete

A Serbian Film (2010)

 Auréolé d'une réputation sulfureuse, A Serbian Film peut effectivement être considéré comme un des films les plus extrêmes jamais réalisés, plongée vertigineuse dans le milieu des snuff movies. Dans une surenchère aussi abjecte que trippante, Srdjan Spasojevic remplit l'écran des perversions les plus dégueulasses possibles. Torture, émasculation, viol d'un nouveau-né, pédophilie, nécrophilie, inceste, tout y passe, créant un climat de plus en plus halluciné. Plus malsain que gore, le métrage ne nous épargne rien, sous couvert d'un vague message sur l'état actuel de la Serbie... A ne pas mettre devant toutes les pupilles mais un film qui laisse des traces et dont les dernières images ne sont pas prêtes d'être oubliées... 

Ceci dit, il faut bien le reconnaître. Srdjan Spasojevic a gagné son pari. A Serbian Film va rencontrer le succès escompté et déclencher la polémique, ainsi qu'un énorme scandale au moment de sa sortie. Le ministère public serbe ouvre même une enquête sur les conditions de tournage du film. Le long-métrage est tancé, hué et vitupéré dans différents festivals.
C'est par exemple le cas lors du festival de San Sebastian qui interdit le film de projection. En Norvège, A Sebian Film est interdit à la vente en dvd en raison d'images explicites de nécrophilie, de pédophilie et de représentations explicites de viols. En résumé, Srdjan Spasojevic voulait que l'on parle de son tout premier film.



Précédé d’une réputation sulfureuse et des rumeurs les plus folles - le film aurait été financé par l’Etat Serbe (ce qui est faux !) - A Serbian film pourrait décrocher le label de film le plus déviant/dérangeant/barré/sadique jamais fait que ça n’étonnerait personne. Effectivement, c’est un cocktail Molotov d’images scandaleuses et choquantes où s’enchainent viols, tortures, sadisme, émasculation, sauvagerie, acte de pédophilie, abus de nouveaux nés, on en passe et des meilleures. 


Effectivement les déchainés (certains diront dérangés) réalisateur et scénariste n’épanchent jamais leur soif et n’y vont pas de main morte. La liste est chargée, longue et non exhaustive. Mais finalement, est-ce que cette boucherie ne cacherait pas un discours ? Encore faut-il avoir la volonté d’aller fouiller un peu derrière l’œuvre et avoir envie de dépasser le premier degré de ces images d’une violence extrême, le film n’arrivant jamais à se faire une place claire entre racolage et satire. 


Car ici, vous l’aurez compris, rien n’est subtil, le tandem usant et abusant des métaphores pour parler de leur pays, de son histoire, de sa déchéance et de son avenir improbable: la pornographie sert ici d’illustration au système politique simplement résumé à « baiser ou se faire baiser », le viol du bébé est une allusion à la jeunesse volée par le pays depuis 20 ans, etc. Le film aurait donc bien quelque chose à dire, un peu comme le faisait, à sa manière, Hostel 2. A chacun donc d’y voir ce qu’il veut : un torture porn hyper malsain, un faux snuff qui se désamorce tout seul, certaines idées en devenant hilarantes tellement il faut être barré pour y penser, ou bien un shocker conçu pour faire réfléchir/réagir une audience trop souvent caressée dans le sens du poil…

Snuff 102 (2007)

ANECDOTES

Snuff 102 a crée un immense scandale au festival international de «Cine de Mar del Plata», la moitié des spectateurs ont été victimes de malaise durant le visionnage.
Il est maintenant considéré comme le film le plus choquant et extrême jamais fait, certains le considaire comme quasi-inregardable. Il est filmé comme un film underground.
Avec A Serbian Film, on savait que les pays de l’Est étaient particulièrement efficaces quand il s’agit de traiter de ce phénomène de Snuff Movie. Rappelons pour ceux qui ne le savent pas encore que ce terme désigne un film dans lequel toutes sortes de sévices, aussi bien physique que morale, sont infligés à une personne qui meurt généralement dans d’atroce souffrance à la fin de la vidéo. Rappelons que ces légendes urbaines sont vraies. Ce que l’on savait moins en revanche, c’est qu’à ce petit jeu, un autre pays se démarque et bat les pays de l’Est à plate couture : l’Argentine.

Considéré lui aussi comme un film insoutenable lors de sa sortie dans divers festivals, Snuff 102 n’est pas une descente aux enfers progressive mais l’enfer dans toute sa splendeur. Dès les premières secondes on est dans le bain avec cet enchainement de séquences vous retournant les tripes qui vous mettent face au côté le plus obscur de l’humanité. Tortures, viols, démembrements seront bien évidement de la partie. Le réalisateur ne nous laisse aucune minute de répit et enchaine les images chocs rendues encore plus convaincantes avec cette atmosphère sordide et dégueulasse au possible qui ferait passer un Saw ou un Hostel pour un épisode de Dora l’exploratrice.


Fait encore plus dérangeant, a contrario d’un Serbian Film qui laissait au final apparaitre de grosses ficelles atténuant considérablement l’effet souhaité, Snuff 102 les cachent à merveille. Les artifices utilisés sont imperceptibles et l’impression malsaine que l’on assiste en réalité à un vrai Snuff Movie (impression rendue d’autant plus forte que la pellicule est volontairement sale et nous met face à un semblant de film amateur fait à l’arrache dans une cave sentant bon la pisse) se ressent pendant les ¾ du métrage. Très déstabilisant et plus encore si l’on ajoute des acteurs d’une crédibilité sans faille pour simuler la douleur. Seule la fin est un peu décevante dans la mesure où elle n’échappe pas à cette traditionnelle poursuite entre la victime et son bourreau. Hormis ce détail, Snuff 102 est une très grosse claque en la matière.

Sans concession, chiadé, malsain, sordide, Snuff 102 est l’expérience la plus aboutie à ce jour en terme de Snuff Movie. A conseiller à tous les amoureux du genre mais attention toutefois à ne pas mettre ce film entre toutes les mains tant l’expérience est forte et pourrait être déstabilisante pour les plus « faibles » d’entre nous n’arrivant pas à avoir le recul nécessaire pour regarder un tel film.

Snuff 102 --- Streaming

Hardcore (1979)

Méconnu et mésestimé, Hardcore, de Paul Schrader, est un thriller sulfureux qui rappelle à la manière du Cruising de William Friedkin et La cité des dangers, de Robert Aldrich que le cinéma US des années 70-80 n’avait pas peur des tabous et des controverses. Jack Van Dorn, un riche fabricant de meubles du Michigan, accompagne sa fille Kristen à une convention calviniste en Californie, mais apprend peu après qu’elle a disparu. Il se rend jusqu’à Los Angeles, où il engage un détective privé qui trouve une bobine de film pornographique dans lequel apparaît Kristen. Van Dorn décide de poursuivre lui-même les recherches en se faisant passer pour un producteur de films X. Il parvient à retrouver la trace de sa fille grâce à Niki, une prostituée… Dans le sillage du Voyeur, de l’anglais Michael Powell, Hardcore de l’américain Paul Schrader fait référence au snuff movie en reprenant l’imagerie d’une culture underground où il est impossible de contrôler la provenance et la nature des images. Cela permet de générer le suspense quasi-affectif du thriller (qu’est devenue la fille ?). Ce qui est intéressant ici, c’est que le mythe devient réalité au grand dams de la morale. En réalité, le terme de snuff movie a été crée pour qualifier les abominations de Charles Manson qui, selon la rumeur, filmait avec ses complices les assassinats qu’il commettait.



Parallèlement à la barbarie des Face à la mort et de manière plus ambiguë du Cannibal Holocaust, de Ruggero Deodato, le premier film à évoquer le sujet est Snuff. A sa sortie, le distributeur n’a pas hésité à propager la rumeur selon laquelle le réalisateur aurait inclus de véritables images de meurtres dans son métrage. Cette démarche relève davantage de l’opération marketing douteuse, mais le tapage médiatique a été exagérément colporté par les bigots qui voyaient une manière d’exterminer tout ce qui était nuisible à la société et en première ligne, la pornographie. Schrader s’en est assurément inspiré pour écrire le scénario de Hardcore en confrontant ces deux extrêmes (bigots et pornographie) pour un résultat volontairement extrême qui autopsie les peurs des américains et également les siennes. Sans posséder son talent, Joel Schumacher en a livré une copie carbone opportuniste et dégueulasse avec 8mm, en recyclant les mêmes figures stylistiques sans une once de sensibilité ni même de décence, en plongeant maladivement dans les cloaques et en véhiculant des idées nauséabondes. Tout l’inverse de Alejandro Amenabar qui dans le formidable Tesis pointait, lui, du doigt le voyeurisme morbide de ses congénères sans céder à la surenchère spectaculaire. Cependant, Hardcore fonctionne selon un schéma simple et différent en s’attachant à un personnage en proie à de multiples tourments physiques et métaphysiques.


Scénariste pour Scorsese (on lui doit, entre autres, les scripts de Taxi Driver et La dernière tentation du Christ) et De Palma (Obsession), Schrader est tout d’abord un cas singulier du cinéma américain. Plaidant ouvertement pour l’éclectisme, le scénariste passé réalisateur a souvent enchaîné des films totalement différents sans réellement se trouver : un remake chatoyant de La Féline, un hommage sublime au cinéma de Nicolas Roeg avec le troublant Etrange Séduction, un polar émollient avec Affliction ou récemment une version très personnelle de L’exorciste : au commencement. Dans chacun de ses opus, il existe les mêmes dualités inhérentes : le rationnel et l’irrationnel, le vice et la vertu, le sexe et le puritanisme. Hardcore s’inscrit de manière logique dans cette filmographie où deux mondes diamétralement opposés se cognent et se cherchent des noises.


Une lecture superficielle du film peut donner à penser que Schrader cause essentiellement de religion et s’abîme dans le précipité bondieusard mais de ce point de vue, on est plus proche du schéma déliquescence – rédemption cher à Abel Ferrara : il est davantage question de foi ou plus précisément de sa perte, au gré du parcours d’un personnage bon papa et fier croyant (George C. « Patton » Scott, mémorable) confronté aux sinistres ténèbres et un environnement glauque dont il ignorait l’existence (le protagoniste n’a jamais vu un film X de sa vie). Une scène forte où le père découvre le film en 8mm synthétise l’idée principale du film. Le détective privé lui assène la leçon : il existe des choses qu’il ne veut pas savoir et qui doivent rester cachées. Dans Hardcore, la séquence suivante, plutôt drôle (on assiste à un tournage de film X où le réalisateur conseille à l’actrice de penser à son père pour se concentrer) s’inscrit en total décalage avec le malaise de celle qui précède. Schrader opte d’ailleurs fréquemment pour la dédramatisation grâce à quelques scènes étonnamment burlesques (l’audition pour le film porno où le père est affublé de postiches) alors que le contenu est sombre.


De manière très cohérente, le père se fond dans un monde profane et hostile pour libérer sa fille disparue. De façon plus souterraine, des liens étroits se tissent avec l’intrigue de Taxi Driver jusqu’à l’ambiguïté du personnage principal. Dans les deux cas, c’est la description d’une Amérique phagocytée et malade partagée entre les principes moraux et la libération sexuelle. L’intérêt n’est pas de savoir si oui ou non l’histoire aurait pu être racontée avec un personnage moins ouvertement calviniste, pieux et rigoriste mais plus simplement de voir jusqu’où un homme comme vous et moi est capable de repousser ses propres limites, de surpasser ses contradictions et de se perdre par amour. Et comme toutes les plus grandes histoires d’amour, le film qui châtie pourtant toute forme de complaisance nauséeuse a été mal reçu sous prétexte que l’évolution du personnage, qui n’hésite pas à se faire passer pour un producteur de films X et à se montrer violent pour retrouver son enfant obéit à une logique dérangeante. Quand on voit le film, c’est pourtant l’inverse : il a été construit comme un chemin de croix.



On peut faire l’économie de l’analyse et considérer le film pour ce qu’il est : une enquête au centre d’un thriller lambda avec le cortège usuel de révélations, de pistes et d’indices. Mais tout a été mis en place pour percuter le spectateur. Cela s’exprime dans les choix de mise en scène esthétisants comme du Ken Russell (le père qui traverse les murs) et la bande-son de Jack Nitzsche qui déstabilise ou alors amplifie la douleur comme une musique jouée trop forte. Manifestement, de peur d’aller trop loin dans la démonstration, Schrader retourne toutefois sa veste dans les dernières minutes, histoire que le spectateur rentre chez lui sain et sauf. Le film perd soudainement de son impact. Jusque là, le cinéaste tenait un filon en or : s’il l’avait traité jusqu’au bout, voire même dans l’excès et la fureur, il aurait certainement signé un diamant impur et exquis.

Snuff (1976)

Une caméra suit les exactions criminelles et sadiques d'un gang de bikers dirigés par un gourou complètement fou. Snuff, initialement appelé Slaughter, est un film gore argentin, américain et canadien, réalisé en 1976 par Michael et Roberta Findlay. Filmé en Amérique du Sud, le film dépeint les exactions d'un culte d'adeptes de Charles Manson et se termine par le meurtre d'une femme enceinte. Son succès tient de la rumeur volontairement propagée que le meurtre filmé était bien réel. Le film popularise la légende urbaine du snuff movie, bien que le concept existât déjà auparavant.

En 1975, des rumeurs de meurtres filmés commencent à circuler à New York. La police aurait confisqué des films underground originaires d'Amérique du Sud dans lesquels le meurtre d'une femme serait filmé. L'année suivante sort Snuff, filmé en Amérique du Sud et dont l'histoire se termine par le meurtre très réaliste d'une femme enceinte.

Le film provoque une indignation des mouvements antipornographie qui y voyaient l'aboutissement logique de la pornographie. Des manifestations sont organisées par ces mouvements dans plusieurs grandes villes, participant malgré eux au succès du film2.

Par la suite, les enquêteurs du New York Times et du bureau du procureur de New York découvrent que Snuff n'est qu'un canular. L'actrice du film est bien vivante et a pu être interrogée par les enquêteurs. Le fameux épilogue du film est le travail d'un producteur opportuniste, Alan Shackleton, qui désirait tirer parti des rumeurs de snuff movies en Amérique du Sud. Il rajoute ainsi la scène à un film d'horreur de Michael et Roberta Findlay tourné en 1971 intitulé Slaughterhouse et qu'il renomme Snuff.


Satan, le leader charismatique d'une bande de hippies déchaînées, décide qu'il faut en finir avec cette société, et qu'il serait de bon ton de commencer par tuer Max Marsh, un producteur de films porno. Ils profitent donc de son arrivée en Argentine où il doit tourner un film avec sa compagne du moment pour planifier un meurtre.
Mais voilà, la jeune actrice a un amant sur place, un riche héritier !
Alors quand Marsh est tué 'mystérieusement', elle part le rejoindre, au lieu de pleurer son pauvre mari.
Cela provoque l'ire de la groupie locale du riche magnat, qui décide de rejoindre les attrayants hippies et Satan. Leurs prochaines cibles : l'actrice, son amant, et toute sa famille.

Beaucoup vous diront que la légende derrière "Snuff" vaut bien mieux que le film. Pour faire court, "Snuff", plus qu'un film, est un gigantesque coup marketing.
Prenez un film des époux Findlay: "The Slaughter". Il devrait sortir en 1971, mais l'histoire, trop semblable à celle de Charles Manson et bien trop présente dans les esprits, rebutent les distributeurs. C'est gênant !

Reprenez ce film. Editez le début, mettez un joli titre percussif ("Snuff") et ajoutez à la fin une scène spécialement tournée (et donc n'ayant rien à voir) pour faire croire à un meurtre en direct. Une sorte de "behind the scene" épique qui tombe comme un cheveux dans la soupe (l'actrice censée faire raccord est montrée de dos - et on ne retrouve aucun personnage du film) : cela laisse supposer que les monteurs ont 'oublié' de l'enlever dans l'épreuve finale...
Bon, maintenant, passez le dans toutes les salles du sud des USA, et embauchez quelques figurants pour faire des manifestations devant les cinémas, avec force pancartes et moult slogans contre ce film horrible et outrancier. Et vous obtenez un buzz aussi bon que les "sac à vomi" distribués à l'entrée des séances de "Blood Feast".
De quoi faut-il parler alors, si on veut critiquer "Snuff" : de la scène de meurtre finale ? Ou de "The Slaughter" ?

"The Slaughter" suit son petit bonhomme de chemin du début à la fin. On assiste donc aux élucubrations d'une horde de hippies fanatiques, motardes, adoratrices du culte de Satan et aimant s'adonner aux plaisirs exotiques. Tout cela sent bon le patchouli, les bikinis, les Harleys, les bandeaux dans les cheveux longs... et les quelques meurtres qui parsèment le film feraient rire vos enfants (si vous en avez).
Le rythme est relativement lent, mais j'ai été suffisamment intéressé pour ne pas lâcher prise et avoir envie de savoir comment cela allait se terminer. Ajoutons à cela un montage amateur et syncopé, une belle musique psychédélique pour accompagner le tout, et nous obtenons un de ces petits films, pur produit du cinéma d'exploitation de la fin des années 60. Le problème, c'est qu'il a été tourné en 1971, et que déjà à l'époque, le cinéma d'exploitation avait énormément évolué. On comprend pourquoi il fut si froidement accueilli !
Sans être un monument de cinéma, la première partie de "Snuff" offre un petit film d'hippies amusant et attachant - délicieusement amateur de la pointe des cheveux jusqu'au bandana à fleur.

Les cinq dernières minutes, la scène de snuff, nous ramènent de plein pied dans le présent (des années 70). Rythme plus nerveux, sang et gore à foison. Si la scène fonctionne, c'est par son antinomie avec le film précédent. Et elle a fonctionné pour moi, peut-être car j'étais encore en train de penser à ces viles hippies qui tuent pour le plaisir.
Alors bien sûr, la scène ne fait pas illusion. C'est filmé caméra à l'épaule pour rendre tout ça crédible, mais le sang rougeâtre, le montage, les contre-champs provenant de caméramen invisibles, etc. ne laissent aucun doute.
On est plus près d'une scène à la H.G. Lewis. . Si vous pouvez vraiment penser qu'il s'agit d'un meurtre, c'est que vous avez beaucoup d'imagination.

Finalement, "The Slaughter" est cent fois plus intéressant que la scène de snuff qui donne son nom au film. "The Slaughter" est un mignon petit film d'exploitation cheap au possible. "Snuff" n'est qu'un montage (financier) n'ayant ni queue ni tête. Là où "The Slaughter" est naïf, "Snuff" est juste cynique.
Dommage que ce film apparaisse sous son nom le plus connu à la filmographie des époux Findley, ceux là même qui nous avaient habitué à ces chouettes petits films parmi lesquels je ne saurais que vous conseiller "Shriek of The Mutilated".
Mes amis, réhabilitons les époux Findlay ! A bas "Snuff" ! Vive "The Slaughter" !

Source : http://www.also-known-as.net/critique-245-snuff.html

Last House On Dead End Street (1972)

Voilà un film bien étrange. Déjà, toute l'équipe depuis les acteurs jusqu'au réalisateur en passant par le cameraman, le preneur de son, etc., a utilisé un pseudo pour ce film.

De nombreuses rumeurs ont circulé de ce fait, au point qu'à une époque on a cru que ce film était un vrai snuff movie ou encore qu'il avait été fait par un gang mexicain (Watkins ayant utilisé le pseudo Janos). C'est un film qu'il a été difficile de vendre une fois terminé, il aura donc fallu attendre 5 ans avant qu'il ne sorte en salle. Et le réalisateur n'a même pas été prévenu. Il y a aussi cette voix off à la fin qui annonce un happy ending ; c'était une idée du producteur qui, selon Watkins, fout en l'air le message de son film.
Sous ses airs de film Z "The last house on dead end street" s'apparente plus au film d'art. La narration est complexe, éclatée, l'on évite la dramaturgie pour privilégier un message, un point de vue. C'est surtout la mise en scène qui lance ce ton artie ; des plans et une lumière léchée, une mise en abîme plus qu'évidente, une utilisation de stock shot dégueux (vaches égorgées) et puis le rôle principal pour Watkins lui-même. Le film ne parle jamais que de la volonté d'un jeune cinéaste de se faire remarquer par la société, de trouver un moyen de la divertir maintenant qu'elle a tout vu (à l'époque le porno au cinéma était déjà trop banal).

Bref, "The last house on dead end street" est un film étrange, dérangeant (malgré les effets cheap, l'ambiance est glauque grâce à une image crade et une bande son oppressante) et allant au-delà du petit film Z attendu. Il n'y en a pas beaucoup qui font cet effet ; je me souviens de "Violent Shit" qui est moins sérieux, mais tout aussi intéressant d'un point de vue art contemporain. Au fond, lorssque le mauvais goût touche le fond, il en résulte une espèce de beauté humaine rarement observée jusque là au cinéma : la volonté de faire et de défaire.

Dernière maison sur Dead End Street (1977)

'Dernière Maison sur Morte End Street' est une expérience. " Expérience " est le mot clé à retenir si vous êtes d'apprécier pleinement cette pièce troublante et vraiment unique du sous - sol du cinéma à petit budget comme cela est ce que le film est tout simplement - une expérience dans la crainte du froid atmosphérique. Il est un trippy esprit fuck migraine induisant dans ses avant-garde affiche de cruauté inhumaine qui est parfois tout à fait répugnantes et à d' autres extrêmement nauséabondes. Les valeurs de production sont d' amateur, il y a peu à la manière de la structure narrative cinématographique traditionnelle, il n'y a pas de message sous - jacent pour vous déchiffrer et il est pas fait pour divertir. Tout cela fonctionne réellement à l'avantage du film si , comme il existe comme une œuvre visuellement granuleuse art-maison expérimentale cherchant uniquement à bombarder vos sens avec des images étonnamment premières d'assassiner sadique.


L'histoire de la «dernière maison sur Dead End Street 'était la substance de la légende urbaine de New York parmi ses 42 e rue Grindhouse foules. Le film a été fait dans l'hiver entre Décembre 1972 et Janvier 1973 , mais n'a été libéré qu'en 1977. Ceci est dû à l' une des actrices dans un petit rôle mineur poursuivant son créateur Roger Watkins, comme elle ne voulait pas le visage de son nu corps pour ruiner ses chances de faire comme une star de Broadway (elle n'a jamais fait de toute façon). Il a été initialement intitulé «Les Coucous de l' enfer» dans sa version originale 175 minutes , mais les distributeurs éventuels coupé it up réarranger le flux de l'histoire et de le réduire à un 76 minutes beaucoup plus maigre. Ils ont également terriblement doublés sur les acteurs de la voix et ils ré-intitulé ce Dernière maison sur Dead End Street »pour encaisser dedans sur la notoriété de Wes Craven 'The Last House on the Left» (1972) mais il n'y a pas de maison en vedette dans le film comme son cadre principale. Il a reçu une série limitée dans les ciné-parcs et des théâtres de grindhouse puis a coulé rapidement dans l' obscurité et des rumeurs ont commencé à se propager à ajouter à la mystique du film encouragé par les distributeurs pour faire le titre infâme. En raison des distributeurs attachés pseudonymes aux crédits, personne ne savait réellement qui l' a fait et ce avec l'ultra-faible qualité de la production, les gens croyaient que les tueries soient réelles et donc un film snuff réelle tout comme l'intrigue implique. Ceci est bien sûr pas vrai.


Ce ne fut pas avant 2000 que la véritable identité du cinéaste a été révélé lorsque Watkins a posté sur les forums en ligne prétendant qu'il était le scénariste, réalisateur, directeur de la photographie, monteur et star du film. Il a dit que 800 $ seulement ont été consacrés à la production tandis que le reste de l'argent qu'il a acquis pour le budget, il souffla sur son alors crystal meth habitude. Au moment de la sortie du film en 1977, Roger Watkins ne savait même pas qu'il montrait. Ce fut jusqu'à ce que quelqu'un qui avait vu le film et avait coupé sa remorque l'a reconnu dans la rue faisant référence à la scène la chirurgie de la mutilation atroce. Il a dit Watkins que le film était sorti en Amérique du Sud pendant six mois sous le titre de «The Funhouse» (partage le même titre que gravement sous-estimés 1982 slasher de Tobe Hooper) et qu'il serait libéré à New York comme «Dernière Maison sur Impasse'. Droit jusqu'en 2002, le film ne pouvait être acquis sur le disque pour trouver des copies pirates, mais en raison de Roger Watkins qui sort et revendiquant la propriété et avec beaucoup de regain d'intérêt pour son travail la défunte Barrel Entertainment a sorti un 2-disque complet jeu de DVD à grande acclamer. Le succès de la libération de la maison, puis a conduit à des plans pour une suite avec un script écrit par Andrew Copp qui avait servi comme un artiste d'effets spéciaux de maquillage sur Jim Van Bebber «The Manson Family" (2003) et Watkins a été attaché à diriger et éventuellement étoile à nouveau. Malheureusement, cela n'a jamais atteint fruit avec la mort soudaine tragique de Roger Watkins en 2007 alors que la recherche de financement.


Le synopsis simpliste de la «dernière maison sur Dead End Street 'est la suivante. Consommé avec colère, un ex-porn échoué directeur mécontents et aigris Terry Hawkins (Watkins) vient de sortir de prison après avoir purgé un an pour possession de drogue (il avait affaire à joindre les deux bouts) jure de montrer à tous ce qu'il peut faire et de capturer sur le film quelque chose de complètement différent que le monde n'a jamais vu avant - snuff films. Il se réunit une bande de psychopathes à faible vie et tous les enfiler des masques effrayants très bizarres, ils commettent l'assassiner pendant le tournage d'un vieil homme aveugle et gardien de l'immeuble abandonné qui abrite leurs productions. Terry prend son travail à un couple de producteurs de porno qui ne sachant pas que la mort était en fait réel et croyant être juste très bien fait comme beaucoup de ce qu'ils voient. Ils l'aiment tellement qu'ils décident de voler et de prendre le crédit pour le travail eux-mêmes. Leur erreur leur coûte cher car ils et leurs partenaires féminines sont faites les étoiles de Terry et film suivant ses équipages de noix d'emploi de.


L'immense puissance pure de la «dernière maison sur Dead End Street 'est dans les techniques employées par Roger Watkins avec son oeil artistique forte en tirer le meilleur parti du très petit budget, il a dû travailler avec. L'intensité viscérale des affichages horribles de assassiner joué dans la mode rituel ne sont pas trop gore pour la plupart, sauf pour la mutilation chirurgicale sur le thème comme avant mentionné de l'épouse de l'un des producteurs de porno. L'histoire est secondaire ici pour un exercice épuisant dans une atmosphère claustrophobe nihilistes. La combinaison de l'aspect granuleux de la caméra 16 mm (soufflé jusqu'à une copie 35 mm) et le cocktail de surréaliste stocks musique et effets sonores crée et nous plonge dans un monde cauchemardesque bizarrement hallucinogène alors que nous assistons à des actes les plus étranges et grotesques. Consultez le chuchotement déconcertant des meurtriers d'une telle scène menant à la mort tortueux d'une jeune femme qui vous fera tortiller. Nous vivons un cauchemar pendant que nous sommes éveillés nous ne pouvons pas réveiller de ce cauchemar vivant antidatant l'art de Hooper de vue et le son dans «The Texas Chainsaw Massacre» de deux ans.



L'action sur la plus grande partie est ce que vous pourriez attendre d'une production de cette nature et alors qu'aucun des acteurs de soutien se démarque vraiment, si vous pouvez essayer de mettre hors de votre esprit le doublage atroce ils effectuent assez bien dans ce qui est demandé leur. Il est Watkins bien qui vole tout le spectacle torsadée. Terry Hawkins est indéniablement un scumbag louche, mais Roger Watkins apporte un helluva beaucoup de charme charismatique pour le rôle d'une manière agréablement perverse et quand le loony dérangé va vraiment singe merde, il est si convaincante que nous croyons vraiment peut-être due à Watkins grande consommation d'amphétamines.



Je l' ai dit avant sur ​​la façon dont le film ne contient pas de sous-texte. Eh bien , il ne le fait pas, pas dans ce distributeur 'coupé de toute façon. Copp a écrit le scénario pour la suite jamais produit avec des sous-textes prêts que Roger Watkins se sentait perdu dans cette version libérée ainsi que la plupart de l'histoire. J'ai également écrit au sujet d' un " nihilistes atmosphère claustrophobe ". Eh bien le nihilisme aurait pu jouer un rôle dans les croyances Watkins dans un commentaire social anarchique ici. Il a eu l'idée de titre original du film 'Le Coucou de l' Enfer »d'un roman de Kurt Vonnegut appelé« Mother Night »dans lequel l'auteur parle de la façon dont le temps dans l'univers est toujours correct , mais l'univers lui - même est toujours dans le chaos . Il se pourrait que Roger Watkins commentait sur ​​la façon dont le gouvernement a un ensemble de règles pour établir l' ordre dans la société encore autour de ces règles est l' anarchie totale en représailles contre ces lois régissant. Nous apprenons de l' ouverture de la narration de son personnage Terry Hawkins qu'il est plein de haine pour l'ordre établi en raison des décisions de l'institution de son confinement. Ses films snuff pourraient être une symbolisation d'un alors très jeune sortie Watkins pour ses frustrations contre la société en tant que victimes dans le film de Terry sont des chiffres qui ont dicté le caractère le résultat de son travail comme ils l' ont volé de lui et a pris le crédit et ne sont donc pas lui permettant de réaliser son potentiel. Je ne fais que spéculativement interprète et , malheureusement , pour justifier sa faisabilité d' une vision de la version complète de 175 minutes serait nécessaire mais il languit Undiscovered dans un laboratoire de cinéma quelque part dans New York City.



Roger Watkins détestait cette version seulement vu par le public. Alors que je serais ravi de voir sa vision initialement prévu, la façon dont il est en ce moment fait pour une montre provocante intéressante. Cette fascinante unique en son genre sous le radar genre joyau mérite vraiment plus d'un public. Il est rugueux sur les bords du cinéma punky qui vous donne l'expérience d'un voyage infernal dans l'abîme noir de ce que les êtres humains méchants sont vraiment capables de faire quelque chose qui est plus d'art filmique plutôt que de l'exploitation pure et simple.


Film : The Act of Seeing with One’s Own Eyes (1971)

Qu’on ne se le cache pas, les viscères représentent un des thèmes les plus fréquents du cinéma contemporain. Que leur prédominance soit issue d’une simple curiosité ou d’une fascination morbide, elle est là pour rester. Je ne m’exclus surtout pas, par cynisme, de la chose : j’ai personnellement passé toute mon adolescence à chercher différents films gore, torture-porn ou porn tout court.

Très sommairement, pour la petite histoire : fortement inspiré par les images de la guerre du Vietnam, diffusées aux heures de grande écoute à la télévision, Sam Peckinpah réalise, en 1969, The Wild Bunch, critiqué pour sa représentation très graphique de la violence ; deux ans plus tard, le Clockwork Orange de Stanley Kubrick initie le cinéma à l’ultra-violence (le terme vient directement du livre) et, même s’il est moins gore que le film de Peckinpah, crée aussi un tollé. Si les deux films ont des intentions artistiques claires, ils ouvrent la porte à beaucoup d’autres, qui ne capitaliseront que sur la possibilité d’en montrer, littéralement, de plus en plus.

Je ne vais pas plus loin dans les détails : je veux justement m’arrêter à 1971, l’année de la sortie de Clockwork Orange, qui est aussi, incidemment, celle de la production de The Act of Seeing with One’s Own Eye de Stan Brakhage. Même si le film est loin de toute l’ultra-violence, sur-violence, super-violence ou trop-violence de l’époque, je tiens tout de même à faire un rapprochement entre l’avènement du gore et celui-ci.

C’est que, dans le thème des viscères, The Act of Seeing with One’s Own Eye est l’œuvre la plus complète.

Stan Brakhage est déjà, en 1971, un cinéaste expérimental américain à l’œuvre dense et variée. Grâce à l’aide d’un ami, il obtient le droit de filmer, pendant une journée entière, les autopsies faites à la morgue de Pittsburg. The Act of Seeing[…] est le film qui en résulte.

S’il s’est déjà attaqué à un sujet similaire avec Window Water Baby (qui serait, censément, le premier film d’accouchement), il n’a jamais présenté le corps de façon aussi frontale, terre à terre et, finalement, simple. Ici, par contre – contrairement à ce cinéma des viscères -, tout n’est que pure monstration. Il n’y a aucune violence. Si, de prime abord, Brakhage garde une certaine distance par rapport à son sujet, c’est qu’il affirme avoir la même peur que le spectateur à l’attaquer de front. Il franchit tout de même progressivement les frontières, au point où – n’en demeurant aucune – il montre absolument tout.

Le film ne comporte aucun effet de style : pas de musique, le travail sur les couleurs – tout de même très solide – est celui habituel du réalisateur, et ce dernier se garde bien de forcer une quelconque poésie dans les images. S’il y en a une (particulièrement morbide : le mouvement du personnel médical qui anime des mares de sangs inertes, les visages qui, même décalottés, gardent une part d’identité, l’opposition des couleurs chaudes et  froides, etc.), Brakhage affirme qu’elle est inhérente à l’endroit, et qu’il se borne à en faire part. Une poésie mortuaire quotidienne, simplement.

Ainsi, par le minimalisme de l’artifice cinématographique, le réel intérêt du film n’est pas camouflé. Nous sommes dans la pure curiosité, ou la pure fascination, morbide, et ce de façon totalement subjective. De toute façon, le titre, qui est en fait une traduction directe du terme autopsie, l’affirme clairement. À l’orée d’un cinéma qui en montrera hypocritement de plus en plus en capitalisant sur cette curiosité, The Act of Seeing with One’s Own Eye était déjà la seule œuvre vraie et, parce que sans effet, la seule parfaitement honnête.
Source : http://www.cinematraque.com/2012/10/22/poesie-mortuaire-quotidienne-the-act-of-seeing-with-ones-own-eye/


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